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 Mon coin "Expiation"

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Hizumi-Scissorhands-

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Date d'inscription : 27/07/2010
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MessageSujet: Mon coin "Expiation"   Mer 28 Juil - 7:49

Je suis influencé par un tas de gens et de choses. Notamment par Baudelaire, Poe, Sôseki, 京, HIZUMI en ce qui concerne les artistes mais c'est surtout mon environnement qui m'influence et qui m'apporte les ressentis qui se transforment en mots. Je peux être influencé par la simple vue du ciel ou un mur délabré, une expression de visage ou un nuage, un son, un bruit, une mélodie de chanson (Il n'est pas étonnant de trouver quelques ressemblances quelques fois avec des paroles déjà connues, c'est juste qu'au moment d'écrire il y'avait cette chanson qui passait et forcément...) ou un mot.

Je vous en poste quelques uns ^^

Brand new World [SCENE]



Je me demande ce que je dépeins.
Une réalité noirâtre, une utopie, ou simplement une crise ?
Je suis comme le souverain d'un monde noyé par une averse triste,
Fatigué, impuissant et en proie aux trahisons lancinantes.
Pourtant encore une fois, sonne le glas d'une guerre interminable,
En tant que roi, que victime, que soldat, que martyr, que menteur ;
Il est temps de gravir ces combats qui brisent l'insouciance,
Déchirant mon corps et mon âme.
L'idiotie saigne-t-elle ?
Ma main élancée vers le ciel, élançant un affreux hurlement vers le Céleste.
Il est temps d'être franc et de mentir, de vivre et de mourir,
De se battre.
Encore, encore, encore.
En tant que prophète, que leader, que paria, qu'homme honnête ;
C'est l'heure de créer un monde nouveau.
Pourquoi nous battons-nous ? Si ce n'est que pour protéger ?
A faire couler le sang, plus d'une fois et incessamment.
La frontière entre le Bien et Mal devient de plus en plus étroite et perceptible,
Il nous faut croire en la Lumière, pas en Aujourd'hui ni en les ténèbres,
Ni en les larmes, ni en les étoiles, ni en nos cauchemars,
Mais en ce que nous sommes.
Il est temps de se battre,
Et de montrer notre Lumière à un Divin silencieux.
"Quand tout cela s'achèvera ?"
Quand mes pensées telles des pétales,
Sur une fleur bourgeonnante,
Se tâcheront d'un rouge immaculé.

Enchanteur et insolite,
Laissez moi être le Pierrot de vos rêves.

Le clown monochrome.


Ma Litanie



Il s'agit [une nouvelle fois] d'une histoire sans fin apparente,
Un poème mélancolique qui reste gravé comme le spleen sur un cœur.
Un parfum d'encens se répandant dans une chambre sombre et habitée, où un marteau frappe une enclume rouge.
Élixir de vie, rivière écarlate, elle se propage dans cet être organique du noir.
Un halo, un Djinn apparaît, [un courant de lumière les a inondé et illuminé]
La voix transperce toujours cette poitrine craquelée, la Volonté, l'Amour.
Je suis l'organique et de mon réveil de l'underground, dans cette hélice tournoyante je veux te rencontrer amoureusement.
Cela représente mon rêve, le rêve de tous mes rêves. Un rêve qui jour après jour s'effrite et s'envole comme des pétales blanches.
J'attends le cycle du temps qui fuit comme ce doux parfum.
Et telle l'arche de Noé, je veux t'emmener et te protéger. Tu repeupleras le monde dévasté qu'est celui de mon cœur... Par ce déluge intemporel.
Ma volonté impalpable admirera la pleine lune qui flotte sur la surface de l'eau... En attente... "Le monde entier s'y reflète. [dans tes yeux]"
Errant dans un samsâra lointain, je veux te voir. A maintes reprises, dans le matin d'espoir.
Je te promets,
Mon éternité.

Un poème mélancolique qui reste gravé comme le spleen sur un cœur.
Un parfum d'encens se répandant dans une chambre sombre et habitée, où un marteau frappe une enclume rouge.
Nappé dans les ombres de la nuit, mon corps couvre doucement le tien...
Errant dans un purgatoire lointain, je veux te voir.
Dans cette nuit sans fin, les pensées que j'avais conservées s'effritent et s'envolent comme des pétales de sang.
Elles se volatilisent déjà...
Je te promets,
Mon éternité.


A WINTER FAREWELL



Pays des milles lacs, mon reflet sur le courant figé.
Douce et froide poudre à l'effigie de ton visage.
Profondeur des scintillantes eaux dans lesquelles je me noie sans me débattre, l'appelant de mon souhait comme lorsque je me perds dans le noir de tes yeux.
Les pousses du bonheur n'ont pas encore bourgeonné, prisonnières d'une glace immortelle.
Sous les pâles soleils jumeaux, émergeant de la brume, tu m'agenouille sur ce froid miroir et dépose un baiser gelé sur mes lèvres meurtris par le temps.
Comme un signe d'accomplissement.
Ma misérable main passe sur ton visage de neige illuminant une part de mon esprit.
Je comprends que l'éphémère peut être synonyme d'Epicure et qu'il est doté d'existence.
L'amour aussi cristallisé que ton baiser soit-il fait preuve de naissance et ouvre mes ailes en poudre de ver m'invitant à m'apaiser, à me reposer à jamais.
Ces lèvres sont mon visa pour rejoindre mon sépulcre brillant et éternel.
Un Adieu hivernal.

Lancinante torture frappant encore et toujours le simple humain.



[Il était une fois] une masse rougeoyante à l'intérieur d'un essai psychotrope,
Un poing dans un ventre,
Un malaise, un malêtre...
Mes yeux entrevoient-ils ce qu'est que la culpabilité ?
Mon encre ne devrait plus poser ce genre de questions, vu que la main en connaît déjà la réponse.
Penchant ma tête en arrière, mes rétines perçants le ciel obscur du soir, l'horloge prête à sonner douze fois je hais ce que j'ai pu faire, dire, commettre.
L'apophtegme récurrent "Ce n'est point moi" m'habite et me lancine.
Mes mots tâchés t'ont dénaturé bien qu'ambiguë ils fut, le sens en était très éloigné.
Erreur, égarement de mes pensées, j'en viens à demander...
D'accepter ma confession ainsi de peser mon âme en rapport à la plume.
En conséquence... Ton châtiment.

Coeur incandescent



Le soleil ni la mort ne sauraient être regardés fixement.
Après tout tu me hais et ils me haïssent la raison étant purement justifiée,
Je le sais.
Poète de la décadence, prophète d'une chute,
Tels sont les termes qui qualifient et hantent mon cœur.
Toute clarté décèle un comment obscur, éternel incompris.
Je vogue à travers les nappes d'un brouillard intense, un brouillard épais.
On l'appelle "sentiments", je le vois comme un Spleen,
Lourd de culpabilité.
Ton visage où coulent des larmes noires m'insupporte, témoin récurrent d'une faute,
Il provoque une réaction de dégoût.
Avec violence les ténèbres de mon cœur virevoltent de manière incandescente et,
Percent un trou au travers de ma poitrine.
On m'oubliera ? Vous croyez m'étonner ?
Cela ne sera qu'une centième fois,
Une centième fois où j'attendrais encore en vain une plénitude insaisissable,
Celle de ton baiser sur mon front me permettant de rejoindre mon sépulcre.
Ainsi ais-je toujours vécu dans l'ombre, en retrait et une question a toujours persisté en moi...
"N'a-t-on jamais le droit à l'erreur ?"
Est-ce que c'est un péché pour moi de vivre parce que je suis le mal ? Merde.
Le regret est-il inutile ? Et le pardon, de l'adversité, vain ?
Urgence, peur, stress, je n'ai pu mettre ma vie sur pause.
Ma Muse s'en va, me laissant ici-bas avec un espoir,
De renaître de mes cendres comme un phénix,
Afin de m'élever vers l'éther bleu.

La rampante noirceur du lampyre noctilucque, au grand jour, crève les yeux.
Oh ? Ce n'était qu'un nuage gris qui passait...


Lilija (Лилия)



Entoure moi de tes bras,
J'arrive à peine à m'exprimer, et ce n'est qu'à cet instant où je me trouve seul que
Je réalise...
Qu'en dépit de ma cruauté je souffre un martyr tétanisant.
Ce moi qui ne peut pardonner ni les larmes ni les mensonges ni l'amour
Je le déteste... mais parce que je ne peux pas revenir en arrière
Ma voix s'estompe. Perdue.
Le temps d'une seule seconde...
Pourquoi détournes-tu les yeux ?
Ne pars pas maintenant, mon ange,
Souviens toi que je suis mort à l'instant de ton départ.
Je suis mort car il n'y avait aucun lendemain pour nous.
Entoure moi de tes bras.
Ma voix s'estompe. Perdue.
La tête contre le sol. Sur ce lit de lys.

Mascarade venimeuse



Les yeux vides de ce karasu m'arrachent la chair,
Me forçant à esquisser un sourire haineux.
Une flamme sentimentale embrase mon être et le sang,
Est-ce là la sensation de la colère ?
Les enfants hurlent
MÉPRIS, JALOUSIE, INJUSTICE !
Que j'aimerais détruire de mes mais d'enfant
Ton triomphe si lâche et fictif qui m'entache.
"LAIDEUR"
Cette acide humaine au nom d'une justice subjective doit-elle blesser ?
Tu ne pourras jamais me soumettre et m'achever avec un pieu d'argent.
Les nuages s'assombrissent, mon noir si humain souffre de ta présence.
Il découle.
L'inquisition se fait cruelle et sadique,
Les courbes de ta silhouette s'agitant devant ton débit malsain,
Encore une fois cette vanité te serre et nous crache à la gueule.
Même en voulant parler haut et fort tu ne fais que te protéger, te cacher,
Et finalement ramper.
"SUCK ME"
La lune atteint son zénith réveillant un THANATOS enfoui.
Mascarade dansante au milieu des éclaboussures de sang,
Quel pitoyable carnaval tu nous donnes, petite pute serpente...
Et alors ?

Ténèbres gloutonnes



Ce soir mon cœur est tel le soleil,
Dévoré par la lune lors d'une éclipse.
L'obscurité d'un noir apaisant a envahit le bleu profond des cieux.
Que dois-je faire ?
Ce soir, je suis seul. Est-ce ma faute ?
Pourquoi mon cœur hurle-t-il ?
Où es-tu ?
Je repense à ces marques qui me couvrent,
Elles me rappellent ma raison de vivre,
Me rappellent ma renaissance...
Je repense à ton toucher sur ma peau,
Car ce soir, je suis seul.
La brise nocturne caresse mon visage et me balaie les cheveux,
Le froid s'empare de mon corps, de mon coeur.
Où es-tu ?
Ce soir mon cœur est tel le soleil,
D'un rouge flamboyant s'éteignant peu à peu.
Je reste là à penser à demain, ainsi qu'à toi,
Alors le sommeil m'emmène vers de nouvelles contrées,
Loin de ce soir où mon cœur fini brûlé.
Une seule question persiste cependant,
Où es-tu ?

Beneath the Crying Rain



Les larmes du ciel sont dites purificatrices,
Ainsi dans les ténèbres de cette terre rouge au ciel noir je m'apaise.
Bonjour,
Que ma prière atteigne l'âme de ma divinité,
En me berçant un peu plus près de mes amours.
Je t'en prie,
Ce ciel noir coule le long de mes doigts
Telle l'encre de Chine qui tâche la blanche neige,
Lorsque, damné, le mélancolique artiste tombe,
Oh mon Dieu, libère moi.
Ce bruit de pleurs célestes résonne telle une triste et apocalyptique berceuse...
Que ma prière atteigne l'âme de ma divinité,
En me berçant un peu plus près de mes amours.
Ma voix se tait, elle aussi...
Au revoir ?
Qui le sait ?
Mon idéal si inconvénient soit-il se repose
Pourquoi mon âme s'affole-t-elle ?
Détresse ? Solitude ? Besoin d'être aimé ? Besoin de comprendre ?
Aussi seule que mes yeux ce soir, ma prière s'envole.
En me berçant un peu plus près de mes amours.

Les larmes du ciel sont dites purificatrices,
Ainsi dans les ténèbres de cette terre rouge au ciel noir je demeure et me meurs.
Bonjour ?
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Shigeki
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MessageSujet: Re: Mon coin "Expiation"   Mer 28 Juil - 11:31

Wow, tu as vraiment du talent en écriture! Penses-tu faire publier un recueil de poèmes prochainement?

J'ai adoré A Winter Farewell.
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Hizumi-Scissorhands-

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MessageSujet: Re: Mon coin "Expiation"   Mer 28 Juil - 14:58

A vrai dire j'étais réticent à cette idée de publier un recueil... Car je considère que ça ne vaut pas grand chose et de plus il s'agit d'une partie de moi-même.
Et je me vois mal mettre en commerce une partie de moi-même.

Cependant il semble que certaines phrases, certains textes parlent bien à des gens... Donc si ça peut parler à un nombre plus grand de personnes, finalement pourquoi pas.
J'ai donc cherché un éditeur, que j'ai trouvé mais il faut que j'étudie encore l'offre et que je sorte au moins une quinzaine de textes supplémentaires pour qu'il y'ait du contenu.

J'ai déjà pensé au titre... Comme c'est une approche centré sur moi-même par rapport à l'environnement j'ai pensé au mot "Singulier". En le traduisant en anglais on obtient "Singular" et je compte joué sur ce mot en l'écrivant ainsi : [SIN]GULAR. En mettant le "Sin" en crochets, mettant en avant la notion de Péché.

Merci pour les compliments, ça me fait vraiment plaisir de savoir que des gens apprécient les divagations d'un jeune fou ^^
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Kusmi

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MessageSujet: Re: Mon coin "Expiation"   Jeu 2 Déc - 2:23

J'aime beaucoup. Certaines de tes images sont frappantes ( ex: Ce ciel noir coule le long de mes doigts). Tu as du talent. J'apprécie les parties entre crochets, comme à demi présente.

Dis-toi que ton égo écrit pour tes lecteurs Razz Enfin, propage, on verra.

Si tu en as d'autres... :)?
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Shigeki
Modérateur so Visual~~
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MessageSujet: Re: Mon coin "Expiation"   Jeu 2 Déc - 2:37

Masquerade Venimeuse me rappelle l'Uroboros.

Tu as tellement du talent!
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MessageSujet: Re: Mon coin "Expiation"   

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Mon coin "Expiation"
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